Spécial: Festival de Cannes 2006 - ouverture

Spécial: Festival de Cannes 2006 - ouverture
__Bienvenue, strass et paillettes, bienvenue beaux tapis rouges et grandes limousines, bienvenue robes élégantes et smoking impeccables, car voici que s'est déroulée hier, Mercredi 17 Mai 2006, de 19h15 à 19h30, la cérémonie d'ouverture de la 59ème éditions du très célèbre festival de Cannes.

__Et déjà, premier évènement pour ce festival, grande première sur le monde de la croisette, car l'habituel maîtresse de cérémonie est cette année ... un homme, et oui, car le festival de Cannes lui aussi se met à la parité, en désignant donc comme maître de cérémonie cette année, l'acteur français Vincent Cassel, qui est aussi rappelons le, le mari de la belle italienne, je veux bien sûr parler de Monica Bellucci, qui fait d'ailleurs partie du jury le plus important, je veux bien sûr parler du jury des longs-métrages.
Mais arrêtons dès maintenant de parler pour ne rien dire, je vous sent suffisamment tendus pour ça, et rentrons directement dans le vif du sujet, avec la liste des membres du jury de cette année!!!

Membres du jury:

Jury des longs-métrages:
Wong Kar-Wai (président du jury), réalisateur chinois
Elia SULEIMAN, Réalisateur palestinien
Helena BONHAM CARTER, Comédienne anglaise
Lucrecia MARTEL, Réalisatrice argentine
Monica BELLUCCI, Comédienne italienne
Patrice LECONTE, Réalisateur français
Samuel L. JACKSON, Comédien américain
Tim ROTH, Comédien et Réalisateur anglais
ZHANG Ziyi, Comédienne chinoise

Jury de la Cinéfondation et des courts métrages:
Andreï Konchalovsky (président du jury), Réalisateur
Sandrine Bonnaire, Comédienne
Daniel Brühl, Comédien
Souleymane Cisse, Réalisateur
Zbigniew Preisner, Compositeur
Tim Burton, Réalisateur

Jury « Un Certain Regard »:
Monte Hellman (président du jury), réalisateur
Jean-Pierre LAVOIGNAT, Journaliste
Lars-Olav BEIER, Journaliste
Laura WINTERS, Journaliste
Marjane SATRAPI, Auteur
Maurizio CABONAT, Journaliste

Jury de la « Caméra d'Or »:
Luc Dardenne et Jean-Pierre Dardenne (présidents du jury), réalisateurs
Alain RIOU, Critique
Frédéric MAIRE, Festival du film de Locarno
Jean Louis VIALARD, Directeur photo AFC
Jean-Paul SALOME, Réalisateur
Jean-Pierre NEYRAC, Technicien
Luiz Carlos MERTEN, Critique
Natacha LAURENT, Cinémathèque de Toulouse



Et maintenant que vous savez qui va voter, qui détiens entre ses mains, le futur des cinéastes peut-être lauréats, je vous laisse baver devant la magnifique sélection que nous offre ce festival de Cannes cette année, et pourquoi pas faire vous même vos propres pronostiques ...


Films présentés cette année:

Longs Métrages en Compétition:

BABEL, réalisé par Alejandro González IÑÁRRITU
CRÓNICA DE UNA FUGA (BUENOS AIRES 1977 (CRÓNICA DE UNA FUGA)), réalisé par Israel Adrián CAETANO
EL LABERINTO DEL FAUNO (LE LABYRINTHE DE PAN), réalisé par Guillermo DEL TORO
FAST FOOD NATION, réalisé par Richard LINKLATER
FLANDRES, réalisé par Bruno DUMONT
IKLIMLER (LES CLIMATS), réalisé par Nuri Bilge CEYLAN
IL CAIMANO (LE CAIMAN), réalisé par Nanni MORETTI
INDIGÈNES, réalisé par Rachid BOUCHAREB
JUVENTUDE EM MARCHA (EN AVANT, JEUNESSE !), réalisé par Pedro COSTA
LA RAISON DU PLUS FAIBLE, réalisé par Lucas BELVAUX
LAITAKAUPUNGIN VALOT (LES LUMIÈRES DU FAUBOURG), réalisé par Aki KAURISMÄKI
L'AMICO DI FAMIGLIA (L'AMI DE LA FAMILLE), réalisé par Paolo SORRENTINO
MARIE ANTOINETTE, réalisé par Sofia COPPOLA
QUAND J'ÉTAIS CHANTEUR, réalisé par Xavier GIANNOLI
RED ROAD, réalisé par Andrea ARNOLD
SELON CHARLIE, réalisé par Nicole GARCIA
SOUTHLAND TALES, réalisé par Richard KELLY
SUMMER PALACE (PALAIS D'ÉTÉ), réalisé par LOU Ye
THE WIND THAT SHAKES THE BARLEY (LE VENT SE LEVE), réalisé par Ken LOACH
VOLVER, réalisé par Pedro ALMODOVAR

Longs Métrages Hors Compétition:

AN INCONVENIENT TRUTH, réalisé par Davis GUGGENHEIM
AVIDA, réalisé par Gustave KERVERN, Benoît DELÉPINE
BAMAKO, réalisé par Abderrahmane SISSAKO
BOFFO! TINSELTOWN'S BOMBS AND BLOCKBUSTERS (BOFFO! LES REVERS ET RÉUSSITES D'HOLLYWOOD.), réalisé par Bill COUTURIE
CHAMBRE 666, réalisé par Wim WENDERS
CHLOPIEC NA GALOPUJACYM KONIU, réalisé par Adam GUZINSKI
CLERKS II, réalisé par Kevin SMITH
EL-BANATE DOL (CES FILLES-LÀ), réalisé par Tahani RACHED
ELECTION 2, réalisé par Johnnie TO
GUISI (SOIE), réalisé par SU Chao-Pin
ICI NAJAC, A VOUS LA TERRE, réalisé par Jean-Henri MEUNIER
LES SIGNES, réalisé par Eugène GREEN
NOUVELLE CHANCE, réalisé par Anne FONTAINE
OVER THE HEDGE (NOS VOISINS, LES HOMMES), réalisé par Karey KIRKPATRICK, Tim JOHNSON
REQUIEM FOR BILLY THE KID (REQUIEM POUR BILLY THE KID), réalisé par Anne FEINSILBER
SHORTBUS, réalisé par John Cameron MITCHELL
SIDA, réalisé par Gaspar NOE
SKETCHES OF FRANK GEHRY (ESQUISSES DE FRANK GEHRY), réalisé par Sydney POLLACK
STANLEY'S GIRLFRIEND (EPISODE FROM "TRAPPED ASHES") (STANLEY'S GIRLFRIEND (EPISODE DE ''TRAPPED ASHES''), réalisé par Monte HELLMAN
THE DA VINCI CODE (DA VINCI CODE), réalisé par Ron HOWARD
THE HOUSE IS BURNING, réalisé par Holger ERNST
THE WATER DIARY (LE JOURNAL DE L'EAU), réalisé par Jane CAMPION
TRANSYLVANIA, réalisé par Tony GATLIF
UN LEVER DE RIDEAU, réalisé par François OZON
UNITED 93, réalisé par Paul GREENGRASS
VOLEVO SOLO VIVERE, réalisé par Mimmo CALOPRESTI
X-MEN: THE LAST STAND (X-MEN L'AFFRONTEMENT FINAL), réalisé par Brett RATNER
ZIDANE, UN PORTRAIT DU 21ÈME SIÈCLE, réalisé par Philippe PARRENO, Douglas GORDON

sélection "un certain regard":

977 (NINE SEVEN SEVEN) (977 - NEUF SEPT SEPT), réalisé par Nikolay KHOMERIKI
A SCANNER DARKLY, réalisé par Richard LINKLATER
BIHISHT FAQAT BAROI MURDAGON (POUR ALLER AU CIEL IL FAUT MOURIR), réalisé par Djamshed USMONOV
BLED NUMBER ONE, réalisé par RABAH AMEUR-ZAÏMECHE
CUM MI-AM PETRECUT SFÂRSITUL LUMII (COMMENT J'AI FÊTÉ LA FIN DU MONDE), réalisé par Catalin MITULESCU
EL VIOLIN (LE VIOLON), réalisé par Francisco VARGAS QUEVEDO
GWAÏ WIK, réalisé par Oxide PANG, Danny PANG
HAMACA PARAGUAYA, réalisé par PAZ ENCINA
IL REGISTA DI MATRIMONI (LE METTEUR EN SCÈNE DE MARIAGES), réalisé par Marco BELLOCCHIO
LA CALIFORNIE, réalisé par Jacques FIESCHI
LA TOURNEUSE DE PAGES, réalisé par Denis DERCOURT
LUXURY CAR (VOITURE DE LUXE), réalisé par Chao WANG
MEURTRIERES, réalisé par GRANDPERRET PATRICK
PARIS, JE T'AIME, réalisé par Bruno PODALYDES, Gurinder CHADHA, Gus VAN SANT, Ethan COEN, Joel COEN, Walter SALLES, Daniela THOMAS, Christopher DOYLE, Isabel COIXET, SUWA Nobuhiro, Sylvain CHOMET, Alfonso CUARON, Olivier ASSAYAS, Oliver SCHMITZ, Richard LAGRAVENESE, Vincenzo NATALI, Wes CRAVEN, Tom TYKWER, Frédéric AUBURTIN, Gérard DEPARDIEU et Alexander PAYNE
SALVADOR, réalisé par Manuel HUERGA
SERAMBI, réalisé par Garin NUGROHO, Tonny TRIMARSANTO, Viva WESTI et Lianto LUSENO
SUBURBAN MAYHEM (LE FEU SOUS LA PEAU), réalisé par Paul GOLDMAN
TAXIDERMIA (TAXIDERMIE), réalisé par György PÁLFI
TEN CANOES (10 CANOËS, 150 LANCES ET 3 ÉPOUSES.), réalisé par Rolf DE HEER
THE UNFORGIVEN, réalisé par Jong-bin YOON
TWO THIRTY 7, réalisé par Murali K. THALLURI
URO, réalisé par Stefan FALDBAKKEN
YOU AM I (TOI ÊTRE MOI), réalisé par Kristijonas VILDZIUNAS
Z ODZYSKU, réalisé par Slawomir FABICKI

sélection "Cinéfondation":

A VÍRUS (LE VIRUS), réalisé par Ágnes KOCSIS
BIR DAMLA SU (UNE GOUTTE D'EAU), réalisé par Deniz Gamze ERGÜVEN
DOORMAN, réalisé par Etienne KALLOS
EEN INGEWIKKELD VERHAAL, EENVOUDIG VERTELD (UNE HISTOIRE COMPLIQUÉE, RACONTÉE SIMPLEMENT), réalisé par Jaap VAN HEUSDEN
ELASTINEN PARTURI (LE COIFFEUR ELASTIQUE), réalisé par Milla NYBONDAS
EVEN KIDS STARTED SMALL, réalisé par Yaniv BERMAN
FIRN, réalisé par Axel KOENZEN
GE & ZETA, réalisé par Gustavo RIET
GRACELAND, réalisé par Anocha SUWICHAKORNPONG
HA'CHAVERA SHELL EMILE (LA COPINE D' EMILE), réalisé par Nadav LAPID
HUNDE (CHIENS), réalisé par Matthias HUSER
JABA, réalisé par Andreas BOLM
JUSTIÇA AO INSULTO (JUSTICE A L'INSULTE), réalisé par Bruno JORGE
MOTHER, réalisé par Siân HEDER
MR. SCHWARTZ, MR. HAZEN & MR. HORLOCKER, réalisé par Stefan MUELLER
SNOW, réalisé par Dustin FENELEY
TETRIS, réalisé par Anirban DATTA

sélection des courts-métrages:

BANQUISE, réalisé par Cédric LOUIS, Claude BARRAS
CONTE DE QUARTIER, réalisé par Florence MIAILHE
FILM NOIR, réalisé par OSBERT PARKER
NATURE'S WAY, réalisé par Jane SHEARER
O MONSTRO (LE MONSTRE), réalisé par Eduardo VALENTE
ONGERIEWE (MALAISE), réalisé par Robin KLEINSMIDT
POYRAZ (BORÉE), réalisé par Belma BAS
PRIMERA NIEVE (PREMIERE NEIGE), réalisé par Pablo AGUERO
SEXY THING (CHOSE SEXY), réalisé par Denie PENTECOST
SNIFFER, réalisé par Bobbie PEERS



Affiche Officielle (voir l'image de l'article):

L'affiche a été conçue et réalisée par Gabriel Guedj (Agence Magazine), d'après une photo de Wing Shya, sur le tournage du film de Wong Kar-Wai, In the Mood for Love. On y voit donc dessus, Maggie Cheung montant les escaliers au ralentit.



__Après cette "courte" liste, revenons un peu à la journée d'hier, à savoir la cérémonie d'ouverture du festival de Cannes, qui se terminera comme tous les ans là où il a commencé, à savoir au "Palais des Festivals".

__Cette année donc, comme je l'ai dis au début de l'article, c'est Vincent Cassel qui fait figure de Maître de cérémonie, et rentre donc dans l'histoire du Festival en devenant le premier homme à occuper ce poste.

__Voila comment c'est déroulée cette ouverture du 59ème Festivale de Cannes:
Comme chaque année, la tâche a été dure pour le maître de cérémonie, qui a dut trouver quelquechose d'original pour sa cérémonie d'ouverture, quelquechose de nouveau, qui ne reprenne pas trop ce qui a été fait les années précédentes, et il faut bien avouer que le bougre s'en est bien tiré. Il a donc tout d'abord manifesté sa joie d'avoir l'honneur de faire office de maître de cérémonie, avant de souhaiter la bienvenue à tous les présents, et ce donc comme je el disais d'une manière assez originale, puisqu'il a fait son petit speech de bienvenue dans toutes les langues parlées par les membres du Jury (par Jury, j'entends bien sûr jury des longs-métrages). Non pas qu'il ait répété 5 ou 6 fois la même chose, mais que sans prévenir, il passait d'une langue à une autre, sans la moindre interruption. Donc moi, simple petit télespectateur que je suis, je ne puis vous dire toutes les langues qui ont été parlées, mais parmis celles reconnues ou déduites (des nationalitées des membres du Jury, il y avait; Français, Anglais, Arabes (Palestinien?), Chinois, Italien.

__Puis dans la plus pure tradition cannoise, les membres du Jury ont été tour à tour appelés, et sont apparus par une petite porte à l'arrière de la scène, pour aller s'asseoir sur leurs indémodables sièges. Puis ça a été au tour de Wong Kar-Wai d'être appelé, lequel a à son tour fait un court discours, puis un passage de son dernier film (2046, sortie en 2004) a été passé, durant environ 2 ou 3 minutes. Puis les membres de ce Jury au complet, plus Vincent Cassel ont salués les personnes assises dans la salle, et qui sont donc retournées d'où elles venaient, mettant fin à cette cérémonie d'ouverture du 59ème Festival de Cannes.



A la suite de cet article, vous allez donc voir la critique du film tant attendue lors de ce Festival, à savoir "The da Vinci Code". Car oui, pour votre propre bonheur, je suis allé, en ce jour du 17 Mai 2006, voir "The da Vinci Code", qui sortait aujourd'hui, oui, je me suis tappé une queue de 3/4 d'heure rien que pour vous, pour que vous puissiez juste à la suite de cet article avoir la critique du film qui a fait l'ouverture du festival de Cannes, en avant-première hier soir, alors dégustez là, cette critique!!!

P.-S.: non en fait, je suis bien allé voir "The da Vinci Code", à la séance de 21h30, mais arrivé 10 minutes à l'avance, il restait encore 200 places environ, il y avait à peine une vingtaine de personnes devant moi, et donc non, je n'ai pas fait 3/4 d'heure de queue, pas fou non, je veux bien vous faire plaisir, mais ya des limites quand même ...

Article intégralement écrit par Tagazok.
Sélection des films tirée du site officiel du Festival de Cannes.

# Posté le mercredi 17 mai 2006 20:53

Modifié le mardi 09 septembre 2008 17:17

Da Vinci Code

Da Vinci Code
Da Vinci Code, film de 2006, réalisé par Ron Howards

Titre original: The Da Vinci Code (film américain)

résumé: Le conservateur du Louvre, Jacques Saunière, est retrouvé mort, assassiné dans un couloir du célèbre musée, pas loin de la Joconde et avec d'étranges signes gravés à même le corps et d'autres écris à ses côtés. Pour l'inspecteur Bézu Fache, le coupable est tout trouvé: il s'agit de Robert Langdon, professeur de cryptologie à la célèbre université de Harvard et qui avait justement normalement rendez vous durant l'après midi avec Monsieur Saunière. Robert Langdon va donc tenter avec Sophie Neveu, petite fille du conservateur et membre du service de cryptologie de la police, de comprendre le pourquoi de ce meurtre et tous les deux vont, au fil de leur enquête, mettre le doigt sur le secret le mieux gardé de l'histoire du christianisme. Un secret qui s'il était dévoilé, remettrait en cause les fondements même de l'Eglise.

casting:
Tom Hanks: Robert Langdon
Audrey Tautou: Sophie Neveu
Jean Reno: l'inspecteur Bezu Fache
Ian McKellen: Sir Leigh Teabing
Alfred Molina: l'Evêque Aringarosa
Paul Bettany: Silas
Jean-Pierre Marielle: Jacques Saunière

critique:
__Tiré du best-seller de Dan Brown, "The Da Vinci Code" devait être, et de loin, le film le plus attendu par les critiques du Festival de Cannes. Et le réalisateur Ron Howards ("Coccon", "Willow", "Apollo 13", "Un homme d'exception", ...) était lui aussi très fortement attendu au tournant. En effet, réalisateur d'une vingtaine de films très inégaux et ce malgrès sa grande expérience du métier, il était très légitime de se demander ce qu'il allait donner en adaptant ce qui est désormais le livre préféré de millions de gens sur Terre (le livre s'est vendu à plus de 40 millions d'exemplaires et est traduis dans 44 langues). Et enfin, le mardi 16 mai au soir, le secret a été dévoilé, lors de l'avant première Cannoise, en ouverture du célèbre Festival. Et force est de constater que les critiques de Cannes n'ont pas été charmées par le film, qui a en effet été à la fin sifflé par quelques-uns et a même subit quelques ricanements pendant la projection.

__Mais relativisons. Car en effet les critiques ont étés plutôt secs avec ce film, et ne lui ont pas fait une très bonne publicité, mais les critiques de Cannes sont ce qu'ils sont et devaient sans aucun doute s'attendre à un film un minimum cérébral, qui aurait donné à réfléchir, alors que tout comme le livre, le film ne relève que du simple divertissement, sans grosse innovation, juste un bon film de divertissement, à voir en soirée sans se prendre la tête. Assez bon, c'est ce que ce film est, ni plus ni moins, et notamment sur le jeu des acteurs, qui donnent tous du meilleur d'eux même, y compris Audrey Tautou qui depuis ses débuts au cinéma et notamment depuis "Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain", n'arrivait plus dans ses rôles à sortir de celui de la petite fille jeunette un peu candide et découvrant le monde, ce qui ne collait la plupart du temps pas avec son personnage (cf : "Un long dimanche de fiançailles", où l'impression de voir Amélie Poulain découvrant la guerre de 14-18 est flagrante et insupportable). Audrey Tautou, donc joue enfin ici le rôle qu'on attends d'elle, à savoir Sophie Neveu, une membre du service cryptologie de la police, qui est donc active et pragmatique. Et tout cela sans sur-jouer (mais elle ne sur-jouait pas non plus dans ses autres films, puisque (à mon sens) elle ne jouait tout simplement pas du tout (sauf dans "Le Fabuleux destin ..." et "A la Folie pas du tout")). Mais malheureusement, si son jeu est donc bien meilleur qu'à l'accoutumée, il reste assez inégal par moment, laissant penser qu'elle devait être bien moins inspirée certains jours de tournage que d'autres.

__Mais Audrey Tautou n'est pas la seule à bien jouer et pour cause, quand on voit tous les acteurs autrement plus confirmés qu'elle dont, bien sûr, le très connus Tom Hanks. Mais si ce dernier joue assez bien, il n'est pas au mieux de sa forme, et la "palme" du meilleur acteur de ce film revient sans équivoque à Ian MacKellen, jouant à merveille le rôle de Sir Leigh Teabing, vieil homme rendu à la fin complètement fou par tout cet enchaînement de circonstances, déboulant d'un coup (mais pas vraiment pour son malheur, le vieillard en est même plutôt heureux) sur son existence.

__Mais devant tous ces avantages, le film est bien loin d'être parfait et son plus grand défaut était l'un des points les plus compliqués à résoudre (ce que Ron Howards n'a donc pas réussit à faire), à savoir que le film durant deux heures et demi, les évènements s'enchaînent à un rythme effréné donnant l'impression assez désagréable que les deux personnages principaux, Sophie Neveu et Robert Langdon, déduisent tous les codes et autres énigmes à une vitesse beaucoup trop rapide, ne laissant pas apparaître la difficulté des codes. Car ce qui faisait aussi la (seule) force du livre, était que nous, fidèles lecteurs, pouvions chercher et essayer de résoudre les codes en même temps que les deux protagonistes, ce qui est rendu impossible dans le film.

__Peut-être est-ce un tort de comparer à ce point le film et le livre. Mais même si l'ambiance est assez mal rendue, le film n'en reste pas moins assez agréable à regarder et il serait bête de s'en priver en partant du fait que peu de réalisateurs pourrait retranscrire ce qui est aujourd'hui considéré comme un chef d'oeuvre de la littérature.

critique écrite par Tagazok

ma note: 12/20

votre note (moyenne de vos notes): 12,95/20 (moyenne de 154 notes)

La réplique du film:

# Posté le jeudi 18 mai 2006 03:09

Modifié le jeudi 18 septembre 2008 10:42

L'Armée des 12 singes

L'Armée des 12 singes
L'Armée des 12 singes, film de 1996, réalisé par Terry Gilliam

Titre original: 12 Monkeys (film américain)

résumé: An 2035, la Terre a été, il y a quelques années de ça, contaminée par un virus ayant décimé 90% de la population humaine. Des savants ont mis au point une machine à remonter le temps et envoient dans le passé, quelques temps avant la pandémie, des volontaires afin qu'ils découvrent l'origine de ce virus mortel. James Cole fait partit de ces volontaires mais au cours de son enquête, il va faire la connaissance du Docteur Kathryn Railly, psychiatre renommée qui le prenant au départ pour un fou, va finalement se laisser convaincre. Leur enquête les mène sur la piste d'une organisation se faisant appeler "l'Armée des 12 singes".

casting:
Bruce Willis: James Cole
Madeleine Stowe: Docteur Kathryn Railly
Brad Pitt: Jeffrey Goines
Christopher Plummer: Docteur Leland Goines

critique:
__ "Encore un énième film sur une catastrophe qui a détruit le monde", voilà ce que le spectateur pourrait se dire en lisant le synopsis de ce film et ce malgrès un casting des plus alléchant. Et pourtant, le film est à la hauteur du casting, sans jamais tirer en longueur (comme dans la plupart des films catastrophe), ni trop jouer sur les émotions (avec des retrouvailles émouvantes ou autres happy-ends réchauffées et resservies encore et encore).

__Car derrière une histoire assez bateau (un héros doit découvrir l'origine du mal qui ronge la planète depuis quelques années), c'est une vrai originalité que Terry Gilliam arrive à dégager. Car ici, effectivement, le héros doit en quelque sorte sauver le monde mais, premièrement, y arrive-t-il vraiment, c'est la question que l'on peut se poser une fois le film finis; et deuxièmement, ce héros en est il un, car derrière ses airs de gros costaud roublard, le voilà finalement assez rapidement déstabilisé et rendu limite fou. La folie est en effet un thème maintes fois abordés au cours de ce film, à travers divers personnages tels que Jeffrey Goines, personnage complètement fêlé à l'origine de la catastrophe et d'ailleurs admirablement bien joué par Brad Pitt (meilleur acteur de ce film). Ensuite, James Cole lui même, comme je l'écrivais, est à la limite de sombrer dans la folie car complètement déphasé à cause de ses nombreux voyages dans le temps. Il en arrive à ne plus savoir quel monde est le sien, où est le présent et doute donc lui même de ses souvenirs. Mais qui ne sombrerait pas dans la folie après un passage forcé en hôpital psychiatrique et un crochet par la guerre de 14-18 à la suite d'une erreur de programmation? Mais si les personnages deviennent (ou le sont carrément), le spectateur est loin de le devenir, car si le film peut paraître difficile à comprendre à en entendre parler, il n'en est rien du tout et les passages d'un monde à l'autre, bien que brutaux, sont assez bien marqués pour ne pas choquer. Enfin, même si le sujet pourrait facilement y amener, pas de message philosophique à la Matrix dans ce film, ce qui en fait un très bon divertissement à regarder sans compter.

__De même, les "gentils" sont-ils vraiment différents des "méchants", car bien que leur but soit louable, à savoir découvrir le vaccin contre la maladie qui s'est répandue, il n'est motivé que par leur propre besoin de se le procurer. La preuve en est qu'à aucun moment leur but n'est d'empêcher le virus d'être propagé, mais juste de ramener un échantillon de sa source afin de l'analyser et de vacciner les survivants afin qu'ils puissent remonter à la surface de la Terre sans danger. Et encore, les commanditaires de cette opération ont-ils dans l'idée de vacciner tout le monde, ou juste certain, juste eux, cela fait partie des innombrables fins imaginables. Car il est aussi à noter une fin des plus spectaculaire et inattendue et qui restera sûrement dans les annales, laissant aussi, chose très bien, le choix au spectateur d'imaginer une multitude de suites possibles.

critique écrite par Tagazok

ma note: 16/20

votre note (moyenne de vos notes): 15,93/20 (moyenne de 53 notes).

La réplique du film:

# Posté le samedi 20 mai 2006 06:59

Modifié le jeudi 18 septembre 2008 11:02

C.R.A.Z.Y.

C.R.A.Z.Y.
C.R.A.Z.Y., film de 2006, réalisé par Jean-Marc Vallée

Titre original: C.R.A.Z.Y. (film québecois)

résumé: Gervais et Laurianne Beaulieu ont 5 fils. 5 fils dont ils sont très fiers d'ailleurs ... enfin, si on veut. Car mine de rien, ces 5 gosses leur posent bien des soucis. Mis à part trois qui suivent bonnant-mallant leur bonhomme de chemin (en fait, on ne sait pas grand chose de ces trois là, à part que l'un est un fana de lecture (Christian), l'autre un gros beauf passionné de hockey sur glace (le genre costaud des biscottos, mais pas du ciboulo ...) (Antoine), et que le dernier de la famille est un tout petit jeunot de 8-10 ans de moins que ses frères (Yvan)), l'un des deux restant, Raymond, est un junkie passant plus de temps entre les femmes, la moto et surtout la drogue; et l'autre, Zachary, se trouve, au très grand dam de son père, avoir des tendances homosexuelles qu'il va d'ailleurs lui-même avoir du mal à assumer.

casting:
Michel Cote: Gervais Beaulieu
Marc-André Grondin: Zachary Beaulieu
Danielle Proulx: Laurianne Beaulieu
Maxime Tremblay: Christian Beaulieu
Pierre-Luc Brillant: Raymond Beaulieu
Alex Gravel: Antoine Beaulieu
Felix-Antoine Despatie: Yvan Beaulieu

critique:
__Qui a dis que les québécois ou autres canadiens ne sortaient jamais de films? Certes l'industrie cinématographique n'est pas des plus développée dans ce coin là, mais les quelques rares films sortant au niveau mondial sont, force est de le constater, d'une très grande qualité (avec en tête, "Le Déclin de l'empire américain" et sa suite, "Les Invasions barbares"). Et ce film ne fait pas exception, car nous avons là une perle du cinéma, un de ces films qu'on est pas près d'oublier. Mais tout d'abord, je tiens donc à dire que le succès de ce film est tout à fait compréhensible (1 million d'entrée au Québec, sur les 7,5 millions d'habitants, c'est plus que pas mal, et en prime, 13 récompenses aux Jutras (Césars québecois, un record), et 10 récompenses aux Génies (Césars Canadiens (toutes contrées confondues)).

__C'est vrai, l'histoire peut paraître un peu fleur bleue, mais la façon dont la traite Jean-Marc Vallée sonne au plus juste, grâce notamment à un jeu de la part des acteurs des plus réussis (et ce pour tous les acteurs, chose rare lorsqu'ils sont aussi nombreux!). Car même s'il s'agit là d'une comédie pour le moins cynique, le jeu n'en est pas moins d'un très bon niveau, remettant à leur place la plupart des acteurs ultra-connus du moment et donnant un côté des plus réel au film. Et oui, des plus réel, et touchant qui plus est, car si le film se passe entre 1960 et 1980, les sujets principaux qu'il traite, eux, sont bels et biens d'actualité et à peine plus tabous qu'à l'époque. Et c'est sur ce point là que joue l'humour du film, passant de cliché en cliché, surfant très joliment sur des idées reçues malheureusement trop souvent exprimée dans la vie réelle, et tournant donc en dérision tous ces gens ne comprenant pas les homosexuels, à travers le père, espèce de cow-boy à la John Wayne vouant un culte tout particulier à Patsy Cline, et en particulier à sa chanson "CRAZY", ce qui contraste donc avec son air de cow-boy macho et aux propos limites homophobe (même des fois plus que limites).

__Au cours de ce film, d'autres personnages se croisent, à commencer par les autres fils Beaulieu, les frères de Zach, acceptant tous plus ou moins l'homosexualité de leur frère. Et les personnages vont donc du frère joueur de hockey sur glace, rigolant au bruit du pet qu'il est entrain de lâcher, au frère passionné de lecture, qui parle peu, mais qui à chaque fois qu'il ouvre la bouche, déclenche de grands éclats de rires dans la salle, ce qui a aussi le mérite de varier les genres d'humour, du lourdingue au plus fin.

__En conclusion ce film est réellement à voir, un des films dont on attendra la sortie DVD en trépignant d'impatience pour pouvoir, enfin, se poser devant sa télé pour re-rire un nombre illimité de fois devant ces scènes hilarantes, néanmoins empreinte d'un pathétisme certain.

critique écrite par Tagazok

ma note: 16/20

votre note (moyenne de vos notes): 18,34/20 (moyenne de 72 notes)

La réplique du film:

# Posté le jeudi 25 mai 2006 12:57

Modifié le jeudi 18 septembre 2008 11:25

Renaissance

Renaissance
Renaissance, film de 2006, réalisé par Christian Volckman

Titre original: Renaissance (film français)

résumé: An 2054, Paris. Ilona, une chercheuse très renommée de la firme Avalon, multinationale spécialisée dans les produits de beauté "anti-vieillissement" est enlevée alors qu'elle sort d'un entretien avec Dimitri, un ami à sa soeur à qui elle doit de l'argent en échange d'un dossier top-secret qui l'aiderait grandement à avancer dans ses recherches. Recherches au combien importantes pour la firme, puisqu'il s'agit de percer le secret de l'immortalité. L'agent Karas est chargé par monsieur Dellenbach, vice-président de Avalon, de retrouver la précieuse jeune femme. Il va au cours de son enquête, mettre le doigt sur des faits pour le moins pas très nets ...

casting:
Robert Dauney: Karas
Patrick Floersheim: Voix de Karas
Crystal Shepherd-Cross: Bislane
Laura Blanc: Voix de Bislane
Isabelle Van Waes: Ilona
Virginie Mery: Voix d'Ilona
Max Hayter: Dellenbach
Gabriel Ledoze: Voix de Dellenbach
Marco Lorenzini: Muller
Marc Cassot: Voix de Muller

critique:
__C'est une petite merveille visuelle que nous livre Christian Volckman dans ce film des plus original. En effet, il s'agit là d'une première dans l'histoire du cinéma, par le fait qu'il soit entièrement en noir et blanc sans aucun dégradé, un film en monochrome donc, réalisé d'une manière des plus imaginative. Car il ne s'agit pas là d'un simple dessin-animé, puisque le film a été entièrement réalisé en Motion Capture. Vous savez, cette technique ou les acteurs, pour jouer, revêtent une combinaison spéciale recouverte de capteurs retranscrivant ensuite tous leurs mouvements sur un ordinateur. L'image ainsi obtenue est par la suite retravaillée, toujours par ordinateur et on peut de cette manière lui redonner la forme que l'on veut. Mais si la motion capture est loin d'être un procédé nouveau dans le monde du cinéma (Gollum dans les "Seigneur des anneaux", King Kong dans le film du même nom (version 2006), ou encore les acteurs du "Pôle Express"), la manière dont les images ont été travaillées est elle, complètement innovante. Car les images ont été gardée quasiment telles qu'elles, simplement passée en noir et blanc, et c'est donc le vrai visage des acteurs (à peu de choses près) que l'on peut admirer à l'écran.

__Et par la suite, il ne restait plus que les voix et autres sons à rajouter à l'image. Et là, chose bizarre, le réalisateur à choisit de ne pas prendre les voix des acteurs, mais a fait appel à des doubleurs professionnels. Mais fort heureusement, ce choix ne s'est pas avéré mauvais, au vu de la qualité du doublage.

__Mais une fois passée la claque visuelle, que reste-t-il à ce film? Car en effet, même si le scénario, bien que banal, était largement exploitable et pouvait amener à de belles trouvailles, cela n'arrive malheureusement pas assez souvent, donnant des scènes tirant trop souvent en longueur, le tout agrémenté d'un jeu des acteurs beaucoup trop inégal et jamais excellent. Ou peut-être est-ce simplement les images qui n'ont pas été assez fidèlement retravaillées par rapport à ce jeu des acteurs? Non, elles semblent vraiment trop belles pour qu'on puisse les critiquer ... mais le doute peut subsister ... Il resterait donc la bande son, qui pourrait rattraper le tout et mettre le spectateur dans l'ambiance thriller qui est censée être celle du film, mais même là, ça ne prends pas, on reste sur notre siège, stoïque, et si on reste jusqu'à le fin de la séance, c'est dans le simple but de s'émerveiller devant les graphismes sublimes, semblant donc porter le film sur leurs épaules.

__Ce film est donc à voir, effectivement, si vous êtes fans des prouesses techniques que peut apporter le cinéma, et si vous êtes tout aussi fans des graphismes à la Moebius ou à la Frank Miller, ou encore si vous vous sentez d'attaque à chercher les quelques clins d'oeil à des dessins-animés tels que "Gost in the Shell" ou "Akira", ou à des films comme "Blade Runner", mais si vous ne réunissez pas ces conditions, je crains fort que vous ne passiez un assez mauvais moment, avec l'assez désagréable sensation de ne pas réellement savoir où sont passés votre argent et votre temps (1h35 tout de même).

critique écrite par Tagazok

ma note: 9/20

votre note (moyenne de vos notes): 12,34/20 (moyenne de 25 notes)

La réplique du film:

# Posté le vendredi 26 mai 2006 13:48

Modifié le jeudi 18 septembre 2008 11:46